#Off2Africa Jour 1 Essaouira Maroc

Samedi 26 novembre 2016
Exactement cinq ans après avoir posé pied en Inde, j’ai choisi de (re)venir en Afrique et d’y commencer une nouvelle aventure.

Il faut « commencer par le commencement » a dit très justement Youssef, mon hôte à Essaouira. Je suis arrivé par avion, via Fès, et déjà je souris. Je pense donc à Geet, mon élève, qui me demandait de « sourire souvent » pendant mon périple.

Déposé par Monsieur Hamid à la porte de la médina (en chemin, j’ai vu un enfant au beau visage effaré, un homme en motocyclette, des inondations comme le jour de mon arrivée à Chennai, des arbres plantés dans une terre brune foncée, des constructions nouvelles et déjà abandonnées…) donc, déposé à la porte de la médina, je suis entré et me suis mis à errer, avec l’espoir de trouver le Riad des Matins Bleus. Un homme m’a vu et m’y a emmené au pas de course. Plutôt que de réagir apeuré, j’ai pris cela comme un accueil inattendu de la cité que je retrouve pour la première fois depuis mon adolescence. Nous parlons de la pluie, nous nous disons que « sans la pluie, il n’y a pas de vie », nous tournons dans des dédales de rues, jamais je n’aurais trouvé… et nous arrivons Rue Draa. Il y a des chats partout et je donne un billet à mon guide. Tiens, je n’ai pas demandé son nom. J’entre. Personne. Pas un bruit, sauf de la musique étrange…

Je regarde partout et j’aperçois un homme qui semble somnoler sur un canapé… c’est Youssef. Je m’assieds.

Youssef ouvre les yeux, me regarde sans parler, comme s’il m’attendait, puis m’invite à un thé à la menthe, en guise de bienvenue. Il me dira qu’il voit beaucoup de gens passer dans la vaste et attachante maison de ses grands-parents, mais que très peu sont des voyageurs

Nous parlerons de soufisme, de la douleur, de la loi d’attraction, de la société marocaine plus conservatrice dans le nord que dans le sud, de Tanger et du désert, du moyen de rejoindre le Sénégal via la Mauritanie, par la route.

C’est là qu’il réalise que je ne suis pas un touriste et me dit :

« Tu trouveras sans problème à manger comme les Marocains ici, dans la rue. »

C’est bien ce que je comptais faire…


Durant #Off2Africa, j’avais pris pour habitude de ne choisir qu’une photo par jour, une seule,
et de la partager, sans légende, via mon compte Instagram.
Celle du jour figure en haut de ce récit ; en voici d’autres…

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