#Off2Africa 5 Essaouira Maroc

Une mer de nuages a envahi le ciel d’Essaouira ; cela n’empêchera pas pour autant mes explorations quotidiennes…


Toujours cette angoisse du matin… Certains la ressentent le soir, au moment de se coucher. Moi elle me réveille, marque le début du jour, et puis elle passe. Il faudrait que je me remette à mon yoga au saut du lit… En attendant, respirer profondément sur la terrasse fera l’affaire. La gentille cuisinière (qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une de mes tantes tunisiennes) m’a fait la surprise d’une salade de fruits à la grenade. Elle me l’amène avec un grand sourire amusé et je lui réponds en souriant tout autant.

Il ne faut pas tarder si l’on veut vraiment vivre le port en pleine activité, car les marins rentrent de bonne heure. L’accès à la sqala du port est payant (non merci) mais le port lui-même est en accès libre. J’irai quand même plus tard me promener sur les remparts, là où Orson Welles tourna son Othello. Je penserai à mon élève Nakul que j’avais aidé à travailler le duo final de l’acte I.

J’ai aussi mes amies Muriel et Sonja en tête en admirant tous ces bateaux amarrés, en voyant les réparations des coques et des filets, en entendant les femmes s’interpeller. Tout le monde s’affaire, la pêche doit être vendue. Les mouettes s’en donnent à cœur joie, elles aussi se baladent et font leur marché ! Je patauge un peu entre les flaques d’eau sanguinolentes et les viscères des poissons ; c’est une bonne raison de me lancer dans ma longue marche quotidienne sur la plage.

Pas de dunes aujourd’hui, mais il faut quand même aller se vider la tête. Loin de la rumeur du port, l’ancienne Mogador se colore, sous les nuages, de blanc et de gris intense. J’ai juste le temps de faire une photo. On dirait une scène typique de tableau orientaliste.

En chemin, je remarquerai un homme qui fait sa prière sur le sable, et j’aurai une pensée pour mon élève Haroon…

« Ceux qu’on aime, on les emporte toujours avec soi. »

#Off2Africa 5 Essaouira Maroc
Mercredi 30 novembre 2016


Durant #Off2Africa, j’avais pour habitude de ne partager qu’une photo par jour, sans légende.
Celle du jour figure en haut de ce récit ; en voici d’autres…

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