#Off2Africa Jour 8 Agadir-Tan-Tan Maroc

Samedi 3 décembre 2016
Le soleil est fort et chaud ce matin. Je trouve un taxi rouge qui m’emmène à la gare routière. Mon bus pour Tan-Tan est à 10:00 et le trajet est estimé entre 5 et 7 heures pour 330 kilomètres. Le désert du Sahara est de plus en plus proche…

Les noms font rêver : Bouizakarne, Guelmim-Oued Noun, le fleuve Draa (le plus long du Maroc avec ses 1’100 km), al-Watiyah, طانطان‎‎… Voyager en bus permet de faire des connaissances en chemin et surtout lors des haltes. Il est 14:00 quand nous nous arrêtons pour déjeuner. Je ne connais pas le nom du village mais tout le monde se rue vers les échoppes, à la salle de prières, allume une cigarette, va aux toilettes (très important sur de longs trajets), ou encore s’attable pour un tajine.

Evidemment, tout semble être à la viande, la vie n’est pas si facile ici pour un végétarien… Les regards incrédules qui me seront lancés pendant mon aventure me feront bien comprendre que je suis presque un extraterrestre. Même en Inde, peu de gens pouvaient imaginer mon choix de ne plus manger de viande, et du poisson à de très rares exceptions, quand il n’y a vraiment rien d’autre ou que je suis en bord de mer. Mais je n’aime plus ça et mon corps non plus. Ceci dit, il y a toujours une solution et je trouve des olives, du pain absolument délicieux qui sort devant moi du four à bois, et un marchand de dattes. Il en a de toutes sortes et je suis fasciné, comme le gamin sur la photo !

La route se déroule, de plus en plus de sable, de dunes, d’étendues désertiques. Il fait encore jour quand je descends du bus. Les autres voyageurs continuent directement sur Dakhla mais moi je veux faire un détour par Tarfaya (et on verra que j’avais bien raison). Abdullah, l’employé de Supratours, me dit vaguement qu’il y aura un départ demain matin à 7:00. J’achète mon billet et je me trouve un lit pour la nuit à deux pas de l’arrêt de bus. Ma chambre est juste devant le modem et je vais pouvoir poster ma photo du jour… mais c’est sans compter la coupure générale de wifi et de réseau téléphonique dans toute la ville. Autant sortir et s’assoir à un café pour voir les gens passer, entendre le muezzin, même si la température commence sérieusement à baisser. Les nuits du désert sont plutôt froides à mon goût et la pluie est annoncée.

Tout d’un coup, il se met à pleuvoir des cordes et tout le monde se réfugie sous des abris de fortune. Je fais passer le goût de la « soupe de légumes » (il m’a fallu batailler durement pour faire comprendre au serveur qu’une soupe sans viande m’irait très bien) avec un thé à la menthe bien chaud. Quel dommage de n’avoir pas vu plus tôt le « Restaurant Africaines (sic) Sénégalais ». Qu’à cela ne tienne, j’aurai l’occasion plus tard et plus au sud puisque je compte passer par le Sénégal. Certains hommes portent la tenue traditionnelle du Sahara, de Mauritanie. Ils s’enroulent dans les grands pans, ils fument, ils sirotent comme moi leur thé, ils parlent en arabe et c’est beau à entendre.

La nuit est noire, il pleut encore. Je programme mon réveil pour ne pas manquer le bus pour Tarfaya…


Durant #Off2Africa, j’avais pris pour habitude de ne choisir qu’une photo par jour, une seule,
et de la partager, sans légende, via mon compte Instagram.
Celle du jour figure en haut de ce récit ; en voici d’autres…

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