#Back2Africa 2 Tanger-Mohammedia-Casablanca

#Back2Africa 2017-2018 ©GILLESDENIZOT

#Back2Africa se poursuit, de Tanger à Casablanca et à travers les rues de Mohammedia, mais ma boussole reste fixée sur le nord…

#Back2Africa Jour 7 Tanger – Mohammedia
Dimanche 26 novembre 2017

Je quitte à regret Tanger, dont j’ai arpenté les rues une bonne partie de la nuit…

Au matin, je découvre la médina et la ville nouvelle en promenant mon regard émerveillé depuis le toit d’un riad. Le petit déjeuner m’est servi en plein soleil et je suis seul pour profiter du moment. L’envie de prolonger me taraude depuis hier, mais je dois continuer mon parcours et suis attendu à Mohammedia. Je referme mon sac et marche jusqu’au Grand Socco, je prends le premier taxi bleu turquoise. Le vieux chauffeur me conduit à la gare, j’arrive juste à temps (mon billet est émis à 11:24:52…) et saute dans le train n° 357 de 11 heures 25. Un trajet que je ferai souvent…

J’ai pris place dans un compartiment vide. Par la large fenêtre, je découvre les paysages que nous traversons lentement : le bord de mer à Asilah, l’intérieur du pays aux collines paisibles, les villages où abondent les figuiers sauvages et les champs cultivés, les minarets des mosquées, les troupeaux d’animaux et les gens en habits traditionnels qui regardent passer les trains et le temps. Des voyageurs montent et descendent ; nous nous saluons brièvement par des السلام عليكم – وعليكم السلام (Essalamo 3alikom – Wa 3alikom essalam) de circonstance et prenons congé les uns des autres d’un بْسْلامة (Beslama). Entre deux arrêts, je retourne à ma lecture du jour : Tanger après minuit, par Frank Arnau. Ce vieux roman d’aventures aux pages jaunies dépassait d’un sac poubelle abandonné dans l’entrée d’un immeuble parisien. Nous étions trois pour effectuer le déménagement de mon ami Alex un dimanche froid et pluvieux. David découvrit le livre et me le tendit avec un sourire : « Celui-là est pour toi ! » Cela ne pouvait mieux tomber et je décidai d’en réserver la lecture pour mon retour en Afrique.

Notre train fait de multiples et longues haltes, parfois au milieu de nulle part, parfois dans des gares qui semblent à l’abandon : Ksar el-Kebir, Souk El Arbaa… Dans mon roman d’aventures, le commissaire Lamon explore la scène de crime de l’hôtel Carlton, rue Utrillo à Tanger. La danseuse Yolande Mayol (née Bernardini, le 11 août 1926 à Caracas, Vénézuela) a été retrouvée morte dans sa chambre du quatrième étage…

Je revois Rabat et je pense à Sandrine. Nous y étions allés pour l’organisation du premier Congrès régional contre la peine de mort, à la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, du 18 au 20 octobre 2012. J’avais eu l’opportunité de modérer un atelier « Éduquer à l’abolition » pour adapter les outils abolitionnistes à la région MENA, alors en plein processus de transition démocratique depuis les bouleversements du Printemps arabe. Parmi plus de 500 participants, je garde un souvenir marquant de Monsieur Ahmed Haou, un ancien condamné à mort marocain. L’écouter partager son histoire vous remet les idées bien en place…

Le train s’ébranlait à nouveau et « le bout de cigare avait révélé à l’examen des traces très nettes de cire jaune identique à celle de la bougie de l’hôtel Carlton. » J’approchais du dénouement de l’enquête criminelle mais il me fallut fermer le livre et descendre en gare de Mohammedia où m’attendait mon père et un oncle (du côté marocain de la famille). Une balade sur la plage, une harira (la première de ce voyage) et un thé à la menthe. Mon esprit est encore à Tanger ; je sais bien que j’y ai laissé une partie de moi…

#Back2Africa Jour 8 Casablanca
Lundi 27 novembre 2017

Je visite le Musée du Judaïsme marocain à Casablanca, une belle demeure dans le quartier résidentiel de l’Oasis, au 81 de la rue Chasseur Jules Gros, qui abritait auparavant un orphelinat juif. « C’est l’unique musée juif dans le monde arabe », souligne sa conservatrice Zhor Rhihil, fonctionnaire marocaine de confession musulmane. Les photographies en noir et blanc de la série Vie et Visages : Juifs de Casablanca, il y a 50 ans me touchent, tout particulièrement celles signées Dr. Claude Sitbon (le nom de ma famille maternelle, de Tunisie). Où est passé le temps de l’entente, comme cette photo de deux hommes assis, l’un juif et l’autre musulman, occupés à écosser des haricots ? Dans les mellahs (le mot signifie sel en hébreu et en arabe, mais au Maroc il désigne aussi le quartier juif urbain), les juifs étaient séparés des musulmans par des murailles. Dans Pularikalo (Chennai, Inde, 2016) j’évoquais l’esprit de tolérance qui régnait entre les religions en m’appuyant sur un film du quartier juif de Cochin en 1937, époque révolue dans l’Inde actuelle…

Pour digérer le festin de poissons (qui rappelle celui de Dakhla), une visite à pied du quartier des Habous s’impose. Celui-ci se développe pendant le protectorat français entre 1920 et 1930 pour faire face au mouvement migratoire provoqué par la politique du Maréchal Lyautey qui tient à séparer les zones de résidences des Européens et celles des Marocains (un mellah à la française ?) Les bâtisses vénérables de la médina valent le détour et la promenade est si agréable. Quelques boutiques sont encore ouvertes, les marchandises s’étalent et s’admirent sur la chaussée. J’y trouve un jabadour qui conviendra parfaitement pour déguster le couscous traditionnel du vendredi.

#Back2Africa Jour 9 Mohammedia
Mardi 28 novembre 2017

La journée est fatigante, entre courses diverses et tensions familiales. Parti pour m’isoler au Maroc – et écrire – je suis content de pouvoir passer un peu de temps avec mon père et sa femme avant leur départ. La famille, c’est compliqué pour moi… bien que cela ferait un bon scénario de film (comme me le suggérait Sandrine récemment) ! D’abord, le concept même de famille de sang m’est étranger ; j’ai toujours préféré celle du cœur. Et puis les liens se sont tellement distendus depuis les années que toute cohabitation est délicate, pour ne pas dire impossible. J’ajoute – pour faire bonne mesure – que je ne suis pas facile à vivre et que ma solitude me convient bien, qu’elle est ma partenaire depuis longtemps, que nous nous entendons à merveille. Enfin et surtout, je ne supporte plus la violence verbale ou physique (je les ai connues jusqu’à la révolte), les jeux psychologiques, les sempiternels schémas abusifs, les vieilles rancœurs aussi. L’eau est tellement passée sous ce pont qu’il a fini par s’écrouler. Ceux que j’aime, mes proches, se comptent sur les doigts de presque deux mains. Les autres sont des relations plus ou moins étroites que je tisse sans obligation aucune. C’est sans doute une appréciation sévère, mais c’est ainsi. On ne quitte pas la maison à 15 ans, on ne coupe pas jusqu’à 20 ans le contact avec celle qui vous a enfanté, on ne découvre pas ensuite des secondes noces, des demi-frères et sœurs (selon la ridicule expression consacrée) des années plus tard, sans que cela étire les liens familiaux jusqu’à frôler le point de rupture. S’aimer de loin est tout à fait possible, du moins pour moi.

« Plus je m’éloigne de mes amis, plus je les sens proches de moi, m’a dit un jour Lechevalier. Il faut savoir aborder les gens. Sans les affronter et sans s’y cramponner. La plupart des humains voient des limites où il n’y en a pas. »

Mohamed Choukri, Le temps des erreurs, Éditions du Seuil, 1994

En revanche, je suis capable d’apprécier un thé à la menthe chez une tante jamais rencontrée auparavant ; les familles d’Afrique du Nord sont des tiroirs d’où sort toujours un nouveau membre ! L’accueil était chaleureux, les pâtisseries orientales recouvraient la table et la voix du muezzin émanant de la mosquée de la kasbah était – pour une fois – merveilleusement émouvante ! Mon oreille aguerrie de professeur de chant (bien qu’en congé depuis juin 2016) identifie immédiatement que l’homme doit être âgé et de forte corpulence (confirmation étonnée de la tante) avant d’admirer le contrôle du souffle. On ne se refait pas, mais on n’est pas prêt à reprendre du service pour autant. En revanche, oui, je veux bien une autre baklava. Choukran.

#Back2Africa Jour 10 Mohammedia
Mercredi 29 novembre 2017

Je n’arrive pas à écrire la moindre ligne depuis que je suis arrivé à Mohammedia, pas même de brèves notes quotidiennes. Le café en bas de la maison me servira de bureau et je finirai par trouver l’inspiration. Je sirote mon nous nous au milieu des clients attablés devant le grand écran plat ; au Maroc, il y a toujours un match de football et des amateurs enfiévrés.

#Back2Africa Jour 11 Mohammedia
Jeudi 30 novembre 2017

Après le retour à l’écriture, je remets les pieds sur mon tapis de yoga. Avant de pratiquer, je nettoie à grande eau la terrasse qui sèche rapidement sous le soleil. Le vent souffle, les voitures passent à proximité, le silence me manque. Les sons d’un raga interprété au sitar s’élèvent et m’invitent à la concentration. Je retrouve un à un les mouvements que m’enseignait Beena à Chennai. Quand j’hésite sur le choix d’une asana, j’imagine mon professeur devant moi et l’observe passer d’une pose à l’autre. Chaque jour, je me souviendrai d’un enchaînement qui viendra allonger la durée de ma pratique et déterminera le choix des morceaux de musique. Entre les grands draps qui pendent et sèchent à l’air libre, je me lance dans une série de Surya Namaskara. Soudain, l’incantation du muezzin rejoint le sitar et les deux cultures, hindoue et musulmane, s’unissent paisiblement.

#Back2Africa Jour 12 Casablanca
Vendredi 1 décembre 2017

Le monde musulman célèbre l’Eid tandis qu’une autre partie du monde se souvient de la lutte contre le SIDA. Jour de fête pour les uns, jour du souvenir pour les autres. Comme l’an dernier (#Off2Africa Jour 96 écrit ce jour), je ne suis pas à New York avec Mimi, je ne suis pas non plus à Melbourne. Mon ami Rohan, le réalisateur d’All The Way Through Evening m’y avait invité (le film passe à l’ACMI, Australian Centre for the Moving Image) mais je ne pouvais me résoudre à entreprendre un si long voyage. J’ai signalé la projection à mon ancien élève Harshil ; il m’assure qu’il s’y rendra. L’a-t-il fait ? Je n’ai pas de nouvelle.

Je me régale du couscous traditionnel, présenté dans un grand plat commun et dans lequel nous mangeons tous. La télévision diffuse le tirage au sort des équipes de football pour la Coupe du monde en Russie. Le Maroc est sélectionné et le grand cirque fait oublier les véritables enjeux, comme au temps des Romains. Dormez, bonnes gens…

#Back2Africa Jour 13 Mohammedia
Samedi 2 décembre 2017

J’ai entamé hier la lecture d’un nouvel ouvrage de Ryszard Kapuściński : Mes voyages avec Hérodote¹. Trois citations figurent en exergue. La première nous vient de Sénèque, que j’ai lu très tôt et à de nombreuses reprises (j’en parlais ici), la seconde de Novalis, que je ne connais que par certains Lieder de Schubert. La troisième, enfin, est de l’auteur qui a accompagné mon périple #Off2Africa : Antoine de Saint-Exupéry

« Nous sommes l’un pour l’autre des pèlerins qui, le long de chemins divers, peinons vers le même rendez-vous. »

Après Ébène, Aventures africaines, Kapuściński s’appuie cette fois sur les Histoires d’Hérodote. En 1951, la traduction polonaise est « sous clé » et le nom de l’auteur ne fait qu’une « brève incursion au cours d’histoire sur la Grèce antique » que suit Kapuściński deux fois par semaine à l’université de Varsovie. Dans la Pologne de l’après-guerre, l’impression du livre est suspendue, probablement sur décision de la censure. Le livre ne sera imprimé qu’à la fin 1954 ; il sortira en librairie en 1955, deux années après la mort de Staline.

Embauché comme reporter débutant, Kapuściński est envoyé en Inde. Sa rédactrice en chef, une « blonde plantureuse à la chevelure opulente balayée sur le côté » lui remet un « énorme bouquin à la jaquette rigide rendue de toile jaune », les fameuses Histoires. Tel est le point de départ du voyage qu’entreprend Kapuściński sur les pas d’Hérodote. Le livre lui sert de guide, de compagnon, de refuge aussi lorsqu’il est confronté aux mystères des civilisations indienne et chinoise. Les ouvrages des voyageurs-écrivains sont emmenés dans les sacs des nouveaux explorateurs, tout comme j’avais emporté Ébène, Aventures africaines l’an dernier.

En tournant la page sur le deuxième chapitre, je prends de plein fouet son titre : Condamné à l’Inde. J’en fais ma photo du jour, je rédige aussi mon billet #Off2Africa Jour 97 sur ce thème. Mais le temps a passé…

« Je me souviens de toutes les bonnes (et moins bonnes) aventures vécues en Inde. Je ris intérieurement de la liberté que j’ai acquise, en dépit (ou serait-ce, grâce à… ?) de l’apathie des diplomatiques officiels et de la plupart de ceux qui me connaissaient là-bas… Vous ne m’avez pas rendu ma vie d’avant, mais vous m’avez forcé à m’en créer une nouvelle. Et vous m’avez perdu. »

À Delhi, Kapuściński s’interroge : Hérodote a-t-il pu se rendre jusqu’en Inde ? Il évoque en tout cas la situation du pays, sa société et ses coutumes et le jeune reporter polonais s’en inspire pour écrire.

Durant #Back2Africa, un autre grand voyageur se présentera à l’horizon : Abu Abdallah Muhammad Ibn Abdallah al-Lawati at-Tanji Ibn Battuta, plus connu sous le nom court d’Ibn Battûta. Né à Tanger le 24 février 1304, l’explorateur d’origine berbère accomplit trois pèlerinages successifs à La Mecque. À chaque reprise, son chemin l’entraîne vers de lointaines contrées, notamment en Inde :

De 1325 à 1327, le Maghreb, la vallée du Nil, la Syrie, l’Irak et l’Iran ;
De 1328 à 1330, les côtes du sud de la péninsule arabique et les côtes africaines de culture swahilie ;
De 1330 à 1346, l’Anatolie, la mer Noire, l’Asie centrale, l’Inde, Ceylan, Sumatra, la Malaisie et la Chine jusqu’à Pékin.

Son quatrième périple, de 1349 à 1354, lui fait traverser le Sahara jusqu’au Mali. Comme l’explorateur René Caillié que j’évoquais dans #Off2Africa, Ibn Battûta découvre Tombouctou, la « ville aux 333 saints ».

Laurie Arnauné écrit dans Ibn Battûta – Le Marco Polo marocain ? publié par Comptoir du Maroc :

« 120 000 kilomètres, 29 ans d’exil et une étendue géographique correspondant à 44 pays actuels… Le parcours effectué par le globe-trotteur marocain a de quoi faire pâlir d’envie les plus ardents blogueurs de voyage d’aujourd’hui ! Même le Vénitien Marco Polo, considéré comme l’un des plus grands explorateurs de l’histoire de l’humanité n’aurait effectué que le tiers du parcours du Marocain… »

À Tanger, la silhouette de l’enfant du pays est omniprésente. Mais sa mémoire se perd, se mute graduellement en une figure mythique dont le nom est utilisé à toutes les sauces, des gargotes touristiques aux agences de voyage (et la manie atteint même Dubai qui compte un centre commercial Ibn Battûta !). Le compte-rendu que dicte le grand voyageur en 1354 à Ibn Juzayy est justement connu sous le titre « Les voyages » (الرحلة, al-Rihla).

Comme Hérodote, Ibn Battûta doit impérativement consigner par écrit ses mémoires s’il veut les faire survivre et les partager avec les hommes des générations futures. Aujourd’hui, ce livre m’attend ; je dois d’abord terminer la lecture des ouvrages de Mohamed Choukri, de Paul Bowles, de Tahar Ben Jelloun.

Pendant #Off2Africa, j’avais marché sur les pas de Saint-Exupéry à travers le Sahara. À Barcelone, la veille de mon départ en bateau, la statue de Christophe Colomb pointait de son bras l’horizon. Puis ce fut Hérodote, relaté par Kapuściński. À Tanger, je laisserai bientôt le pèlerin Ibn Battûta guider mon inspiration…

¹ Ryszard Kapuściński, Mes voyages avec Hérodote, Pocket 2006

#Back2Africa Jour 14 Mohammedia
Dimanche 3 décembre 2017

J’écris le dernier billet de mon voyage #Off2Africa, une aventure en soi ! 98 photos du jour devenues 98 histoires pour raconter les kilomètres parcourus en Afrique de l’Ouest, les expériences vécues, l’alchimie qui s’est opérée…

Je suis devenu un autre homme. Je suis reparti en Afrique. Je m’y suis installé.

Le chemin se poursuit maintenant au Maroc et mes pas m’emmènent dans la kasbah de Mohammedia. Je marche dans ses rues étrangement larges et régulières. Je me mêle aux fumées qui émanent des rôtisseries, aux cris des marchands de fruits, aux rires des enfants qui jouent avec un rien. Quelquefois, je m’attable à un restaurant de poissons. Les serveurs m’accueillent toujours d’un large sourire et j’échange avec eux mes quelques mots d’arabe Darija, suffisamment pour commander et me rassasier. Je passe saluer un cousin et une tante qui vendent des msemen faits maison. Ils sont si délicieux, si réputés, qu’il faut les réserver pour être certain d’en trouver. À quelques mètres, un vieil homme patiente devant sa carriole débordant d’oranges. Sous son parasol, un petit poste de radio diffuse des chansons arabes. Il attend, il voit les heures qui s’écoulent lentement du tableau coloré.

#Back2Africa Jour 15 Mohammedia
Lundi 4 décembre 2017

Ghadda, nemchi ne Tanjah! Demain, je repars à Tanger ! Pour tuer les dernières heures, je déambule à nouveau dans la kasbah. La voix du muezzin m’y souhaite la bienvenue. Elle ne manque jamais de m’émouvoir tant elle est grave, puissante, sereine. Lorsqu’elle s’élève dans l’air, elle recouvre d’un calme presque instantané l’activité fébrile de la médina. Alors, je vois des hommes se diriger vers l’édifice, se déchausser, et s’incliner en passant le seuil de la grande porte verte. Les mendiants tendent la main et les fidèles s’acquittent de la sadâqa. J’ai une pensée pour Haroon, j’aimerais tant le revoir…


For those of you who do not read French, the following video will present you with a visual summary of this post. Pour ceux qui souhaitent aussi parcourir ma route en images, voici une courte vidéo (ainsi que des photos plus bas) :

Durant #Back2Africa, j’ai pour habitude de ne choisir qu’une seule photo par jour
et de la partager via mon compte Instagram. Suivez-moi pour les découvrir…

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