#Off2Europe Amsterdam — Un jour, j’irai m’installer là-bas…

Surprise ! Je n’ai fait que passer par Moulinsart et préféré sauter dans le premier train pour… Amsterdam !


Un jour, j’irai m’installer là-bas… (Ça fait juste des dizaines d’années que je le dis, je sais.) Quel que soit mon état d’esprit, la ville des canaux, des tulipes et des vélos m’apaise. J’y parle de manière spontanée un néerlandais aussi pur que l’était mon espagnol avant d’étudier au Cervantes de Tanger, mais tous semble comprendre mes muizenstrontjes à base d’anglais et d’allemand (au bon goût flamand, reste de mes années à Bruxelles). On me répond souvent en anglais, parce qu’à Amsterdam le néerlandais se voit malheureusement supplanté… Raison de plus pour dankjewel aussi souvent que possible.

Ah, ça… le sens de la culture, de l’esprit néerlandais (et leur préservation) revient souvent dans les échanges avec mon ami Frans. Il est encore plus polyglotte que moi : il me parle en français (quand ce n’est pas en italien ou en allemand), nous regardons des séries en danois (que je préfère au suédois), nous mangeons turc, et jurons en néerlandais ! Frans est coloré, créatif, plus large que nature, bref… Frans est un type fascinant.

La mise à flot, sitôt sorti de Station Amsterdam Centraal, implique (à choix) le traditionnel Hollandse nieuwe ou Maatje (en saison, tout comme les Oliebollen), les Frietjes et Kaasblokjes (een biertje, aub.), un bol de Tomatensoep, une grosse part d’Appeltaart (met slagroom, zeker!) ou une Honingwafel (que je préfère à la célèbre Stroopwafel) accompagnée d’un Koffie verkeerd. Pour celles et ceux qui pratiquent le jeûne intermittent, direction le Vondelpark pour un Fresh ginger tea (je vous ai dit, le néerlandais se perd) au Het Blauwe Theehuis (Jamais de churros, lo siento mucho, pero no.)

Ensuite, je me dois d’enfourcher le vélo à rétropédalage (achteruittrap, c’est bon je maîtrise) ou déambuler, flâner, me perdre le long des canaux, m’assoir sur un banc et laisser mon esprit vagabonder…

#Off2Europe © GILLESDENIZOT 2020

“Nothing behind me, everything ahead of me…”

Jack Kerouac

Jouer à Jack, franchir le Quartier Putain, ne pas pisser ici, mais be who you are (jezelf zijn) and love who you want (liefde & vrijheid) ça nous change de Tanger et de l’Inde. Saluer la statue de Baruch Spinoza, le Joods Verzetsmonument, (le Nationale Opera aussi, obligatoire, tout comme l’Appeltaart dans le café d’en face) faire le juif errant dans le Jodebuurt et ne pas manquer la Synagogue séfarade Esnoga (toujours éclairée par d’immenses chandeliers à bougies), bifurquer à gauche pour s’approvisionner en yerba mate à l’épicerie espagnole Pacomer ou à droite pour une exposition éventuelle au Musée de l’Hermitage (et se promettre qu’un jour on ira à celui de Saint-Pétersbourg)… et toujours, lire un livre pour en apprendre encore davantage sur la ville, attablé au Café De Jaren (si leur Tomatensoep est vegan, ils ne servent toutefois plus le Zwart broodje met tonijnsalade et c’est un scandale, j’avais mis du temps à pouvoir le commander en VO celui-là !)

Refaire une pause Kaasblokjes met witte wijn quelque part dans le Jordaan, avant de sauter dans le premier ferry gratuit en direction de NDSM.

Là, s’assoir face à l’eau, au ciel, et respirer jusqu’à la nuit venue…

À regret, reprendre sa route car #Off2Europe continue dans un prochain billet…

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